En 1793, pendant le siège de Lyon, la répression révolutionnaire condamne environ 1 600 personnes à mort ; plus de 200 sont mitraillées et achevées sur les plaines des Brotteaux, puis laissées dans une fosse commune sommaire. Un premier tombeau est érigé sur place deux ans plus tard, mais il est détruit l’année suivante. Les familles et les survivants obtiennent alors un monument plus ambitieux. Une chapelle pyramidale est inaugurée en 1819, et en 1823 les ossements des victimes sont exhumés : un autel est bâti avec une partie d’entre eux, le reste étant déposé dans la crypte. En 1886, le percement des rues Louis-Blanc et de Créqui dans le 6e arrondissement de Lyon impose la démolition de la pyramide ; après pétition des familles, l’architecte Pascalon reconstruit juste à côté une chapelle néo-byzantine. L’ossuaire et l’autel d’ossements y ont été transférés, et l’actuelle chapelle Sainte-Croix se visite sur demande auprès de la congrégation qui l’occupe.


L’ossuaire de Lyon, par Laurence



